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Sans langue de bois

le 25/01/2016 > à Les Blagis

Ce lundi, en montant dans mon bus ce matin, je m’asseois face à vous. Vous m’avez dit par la suite que vous étiez deux collègues belges en déplacement professionnel pour visiter une grande entreprise à Vélizy.

Vous, monsieur, aviez un ordi sur les genoux. Vous, madame, lisiez « La Libre Belgique ». C’est ainsi que j’ai appris que vous étiez originaires de ce beau pays.

Un dialogue a d’abord débuté entre vous : sur Molenbeek, sur l’Europe qui ferme les yeux, sur son peuple qui ouvre les yeux mais qui jamais ne sera consulté… Et là, c’était plus fort que moi, il fallait que j’ajoute mon grain de sel, tant cette conversation m’intéressait. Je m’y suis donc invitée.

J’ai aimé notre conversation franche et directe, sans langue de bois, et appelant « un chat un chat ».

Je me suis sentie bien seule lorsque j’ai dû vous abandonner pour revenir dans la triste réalité du « politiquement correct » spécifiquement français. J’aurais bien aimé poursuivre et développer cette conversation.