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Douce Vénus, à la peau diaphane

le 17/05/2016 > à Breuillet-Village

Il y a quelques jours, au départ d’Austerlitz, tu m’as proposé de m’asseoir à côté de toi, par bienveillance, par gentillesse, par courtoisie, par simple attention. J’ai bafouillé un « merci » rapide et me suis assis là.
J’ai lu la presse, parcouru les annonces, répondu aux messages restés en attente, sans pouvoir t’adresser la parole, te remercier, engager une conversation sereine, discuter de tout et de rien, créer du lien.
Je te vois plusieurs fois par semaine dans le dernier wagon qui quitte Paris vers 18h30, ou au départ du village le matin vers 7h30. J’ai remarqué que tu es souvent à l’étage bas du wagon. A l’arrivée, dans cette campagne du sud francilien, chacun des soirs où je te vois est pour moi une nouvelle tempête : grand timide devant la Vénus de Botticelli, je suis feuille de fleur de rose soumis au vent.